Le Royaume de Boussouma a rendu public, le 14 mai 2026, un communiqué officiel portant décision de déchéance de Boussoum_Wayalghin_Wapassi Naaba Ligdi, jusque-là notable du chef de Wayalghin de Boussouma.

Signé par Son Excellence Waambour Baloum-naaba Wédga, ministre de Sa Majesté Rima Sigri de Boussouma, le document évoque des « comportements et attitudes indignes d’un chef coutumier et traditionnel », ainsi que des prises de parole et comportements en société jugés préjudiciables à l’image de la chefferie coutumière et traditionnelle du Burkina Faso.

Selon la Cour Royale, plusieurs mises en garde auraient été adressées à l’intéressé avant que la décision de déchéance ne soit finalement prise le 08 mai 2026.

Le communiqué précise qu’à compter de cette date, l’intéressé est destitué de toutes ses charges coutumières et traditionnelles au sein du Royaume de Boussouma. Il perd également le titre de Naaba ainsi que le droit de porter les attributs liés à cette fonction, notamment le bonnet traditionnel.

Au-delà de cette décision particulière, cette affaire remet en lumière la question de la gouvernance coutumière et des exigences morales attachées aux responsabilités traditionnelles. Dans de nombreuses chefferies africaines, les titres coutumiers ne se limitent pas à une reconnaissance honorifique. Ils impliquent également des obligations de réserve, de discipline et de respect des valeurs de la communauté.

Le communiqué rappelle également que cette décision s’inscrit dans le cadre de la loi n°002-2026/ALT du 14 janvier 2026 portant statut de la chefferie coutumière et traditionnelle au Burkina Faso.

Institution historique du centre-nord burkinabè, le Royaume de Boussouma demeure l’une des grandes références coutumières du pays. À travers cette décision, la Cour Royale semble vouloir réaffirmer l’importance de l’éthique et de la responsabilité dans l’exercice des fonctions traditionnelles.

Pawindkisgou Yvette TAPSOBA