{"id":21882,"date":"2026-05-18T11:05:13","date_gmt":"2026-05-18T11:05:13","guid":{"rendered":"https:\/\/maatene.com\/?p=21882"},"modified":"2026-05-18T11:05:15","modified_gmt":"2026-05-18T11:05:15","slug":"marie-gayeri-la-voix-dor-du-gulmu-qui-traverse-le-temps","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/maatene.com\/?p=21882","title":{"rendered":"Marie GAYERI : la voix d\u2019or du Gulmu qui traverse le temps"},"content":{"rendered":"<p><strong><em>De Daba aux grandes sc\u00e8nes, itin\u00e9raire d\u2019une artiste enracin\u00e9e dans la m\u00e9moire et tourn\u00e9e vers la transmission<\/em><\/strong><\/p><p>Elle n\u2019a pas connu les bancs de l\u2019\u00e9cole, mais elle ma\u00eetrise l\u2019une des formes de savoir les plus anciennes, la parole chant\u00e9e. Originaire du Gulmu, Marie GAYERI, puisque c\u2019est d\u2019elle qu\u2019il s\u2019agit, s\u2019est impos\u00e9e comme une figure majeure de la musique traditionnelle burkinab\u00e8. \u00c0 travers sa voix, ce sont des proverbes, des valeurs et l\u2019histoire d\u2019un peuple qu continuent de vivre.<\/p><figure class=\"wp-block-image size-large\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"1004\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/maatene.com\/wp-content\/uploads\/2026\/05\/686139298_1276597454579116_3452718325344344681_n-1004x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-21883\" srcset=\"https:\/\/maatene.com\/wp-content\/uploads\/2026\/05\/686139298_1276597454579116_3452718325344344681_n-1004x1024.jpg 1004w, https:\/\/maatene.com\/wp-content\/uploads\/2026\/05\/686139298_1276597454579116_3452718325344344681_n-294x300.jpg 294w, https:\/\/maatene.com\/wp-content\/uploads\/2026\/05\/686139298_1276597454579116_3452718325344344681_n-768x783.jpg 768w, https:\/\/maatene.com\/wp-content\/uploads\/2026\/05\/686139298_1276597454579116_3452718325344344681_n-300x306.jpg 300w, https:\/\/maatene.com\/wp-content\/uploads\/2026\/05\/686139298_1276597454579116_3452718325344344681_n-600x612.jpg 600w, https:\/\/maatene.com\/wp-content\/uploads\/2026\/05\/686139298_1276597454579116_3452718325344344681_n.jpg 1460w\" sizes=\"(max-width: 1004px) 100vw, 1004px\" \/><\/figure><p><strong>Une enfance forg\u00e9e dans le silence des villages<\/strong><\/p><p>\u00c0 Daba, dans la province de la Gnagna, l\u2019enfance de Marie GAYERI se d\u00e9roule loin des salles de classe. L\u2019\u00e9cole la plus proche est \u00e0 plusieurs kilom\u00e8tres. Trop loin pour y acc\u00e9der. Mais l\u00e0 o\u00f9 l\u2019\u00e9cole manque, la tradition enseigne. C\u2019est dans les c\u00e9r\u00e9monies, les fun\u00e9railles et les f\u00eates que la jeune fille d\u00e9couvre la musique. Elle observe, \u00e9coute, reproduit. Tr\u00e8s t\u00f4t, elle d\u00e9veloppe une capacit\u00e9 rare : capter une chanson et la restituer avec justesse. Elle chante en cachette, jusqu\u2019au jour o\u00f9 un ancien de la famille d\u00e9couvre son talent et d\u00e9cide de le r\u00e9v\u00e9ler.<\/p><p>&nbsp;\u00ab Un de mes grands-p\u00e8res est venu dire \u00e0 mes parents qu\u2019il avait appris que je chantais et qu\u2019il ne voulait pas qu\u2019ils s\u2019y opposent. Il a fait venir des musiciens \u00e0 la maison, avec des joueurs de calebasse et de \u201cguitare\u201d gourmantch\u00e9, et m\u2019a fait appeler alors que j\u2019\u00e9tais all\u00e9e m\u2019amuser. Quand je suis arriv\u00e9e, j\u2019ai d\u2019abord eu peur, pensant que j\u2019allais \u00eatre battue. Il m\u2019a rassur\u00e9e et m\u2019a demand\u00e9 de chanter. C\u2019est \u00e0 partir de ce jour que j\u2019ai commenc\u00e9 \u00e0 chanter \u00e0 d\u00e9couvert \u00bb, raconte-t-elle. Ce jour-l\u00e0, une voix est sortie de l\u2019ombre.&nbsp;&nbsp;<\/p><p><strong>L\u2019apprentissage aupr\u00e8s des grandes voix de la Gnagna<\/strong><\/p><p>Tr\u00e8s t\u00f4t rep\u00e9r\u00e9e, elle est confi\u00e9e \u00e0 Tipougoumba LANKOAND\u00c9, figure embl\u00e9matique de la musique gourmantch\u00e9. Pendant quinze ans, elle lui apprend \u00e0 ma\u00eetriser la sc\u00e8ne, \u00e0 dompter la peur, \u00e0 imposer sa pr\u00e9sence.&nbsp;&nbsp;D\u2019abord en tant que choriste, elle d\u00e9couvre les grandes sc\u00e8nes, notamment celle de la Semaine Nationale de la Culture (SNC). Vient ensuite le moment de se produire seule sur sc\u00e8ne, en 2003. A partir de l\u00e0, le publique se familiarise d\u00e9sormais \u00e0 ce nom.&nbsp;<\/p><p>\u00c0 chaque participation \u00e0 la SNC, Marie GAYERI s\u2019illustre avec constance. Laur\u00e9ate \u00e0 plusieurs reprises (2008, 2016, 2018, 2023), elle s\u2019impose comme une r\u00e9f\u00e9rence incontournable de la musique traditionnelle. Elle ne suit pas les tendances. Elle incarne une ligne. Dans un paysage musical en pleine mutation, elle choisit de rester fid\u00e8le \u00e0 sa langue le gourmantch\u00e9ma et \u00e0 une richesse essentielle : les proverbes.<\/p><p><strong>Une transmission enracin\u00e9e dans la lign\u00e9e maternelle<\/strong><\/p><p>&nbsp;Si Marie GAYERI n\u2019est pas griotte de lign\u00e9e directe, son h\u00e9ritage artistique puise n\u00e9anmoins dans une m\u00e9moire familiale profond\u00e9ment enracin\u00e9e. Par sa m\u00e8re, elle est li\u00e9e \u00e0 une figure marquante du Gulmu : sa grand-m\u00e8re maternelle, Tabuga DIANOU, griotte de grande renomm\u00e9e.<strong><\/strong><\/p><p>Autour de Tabuga se tisse un r\u00e9cit \u00e0 la fois tragique et myst\u00e9rieuxN\u00e9e parmi des tripl\u00e9es, elles auraient \u00e9t\u00e9 abandonn\u00e9es \u00e0 la naissance. Elle sera la seule survivante mais aura perdu la vue. Malgr\u00e9 ce destin boulevers\u00e9, elle s\u2019impose comme une voix respect\u00e9e de son \u00e9poque, contemporaine de grandes figures comme Koamba LANKOAND\u00c9 ou Awa DAMBINA. Sa fin de vie, elle aussi, est tout aussi myst\u00e9rieuse. De retour d\u2019une prestation, fatigu\u00e9e, elle se serait assise au pieds d\u2019un arbre pour se reposer. Apr\u00e8s avoir bu de l\u2019eau qu\u2019elle avait demand\u00e9e, elle y rendra son dernier souffle. Elle sera enterr\u00e9e \u00e0 cet endroit m\u00eame, devenu depuis lors, un lieu de m\u00e9moire.<\/p><p>Aujourd\u2019hui encore, les artistes qui passent dans la zone de Gay\u00e9ri, vers Bassieri, marquent un arr\u00eat \u00e0 sa tombe. Ils y d\u00e9posent une offrande, sollicitent sa b\u00e9n\u00e9diction, dans le respect d\u2019une tradition qui lie les vivants aux devanciers. Beaucoup affirment d\u2019ailleurs que n\u00e9gliger ce passage peut influer sur le d\u00e9roulement d\u2019une prestation.<\/p><p>Marie Gayeri s\u2019inscrit pleinement dans ce rapport au sacr\u00e9 et \u00e0 la transmission, tout en revendiquant sa singularit\u00e9 : elle n\u2019est pas griotte de naissance, mais cela ne constitue en rien une limite. Au contraire, elle porte aujourd\u2019hui ce flambeau avec conscience et engagement. Elle nourrit d\u2019ailleurs le projet d\u2019une chanson d\u00e9di\u00e9e \u00e0 cette a\u00efeule dont l\u2019ombre continue de veiller sur les voix du Gulmu.<\/p><p><strong>Le pouvoir des proverbes et de la parole chant\u00e9e<\/strong><\/p><p>Chez Marie Gayeri, chaque chanson est construite comme un message. Les proverbes occupent une place centrale. Ils transmettent des le\u00e7ons de vie, des valeurs sociales, des rep\u00e8res culturels. Certains sont si profonds qu\u2019ils \u00e9chappent m\u00eame \u00e0 une partie du public. Mais la musique comble tout. Pour ceux qui comprennent la langue, ce sont les mots qui touchent (ou p\u00e9n\u00e8trent).<br>Pour les autres, c\u2019est la voix : puissante, tenue, capable de porter l\u2019\u00e9motion au-del\u00e0 des fronti\u00e8res linguistiques. Sa musique agit comme celle des anciens griots : elle accompagne, elle conseille, elle influence. Elle a m\u00eame contribu\u00e9 \u00e0 des unions, inspir\u00e9 des d\u00e9cisions, marqu\u00e9 des vies.<\/p><p><em><strong>Quand la musique devient action : paroles qui engagent et transforment<\/strong><\/em><strong><em><\/em><\/strong><\/p><p>Ses chansons ne se contentent pas d\u2019\u00eatre \u00e9cout\u00e9es : elles s\u2019approprient, se vivent et influencent les trajectoires individuelles. Il arrive que certains auditeurs s\u2019identifient pleinement \u00e0 ses textes, au point de venir lui demander si telle chanson a \u00e9t\u00e9 compos\u00e9e en leur honneur \u2014 une demande \u00e0 laquelle elle r\u00e9pond souvent avec un sourire complice.<\/p><p>D\u2019autres y puisent m\u00eame une audace nouvelle. Certains morceaux servent de d\u00e9clencheurs, notamment dans les relations amoureuses. Elle cite, par exemple, le titre&nbsp;<em>\u00ab Yua bua potaali wan ta tin la \u00bb<\/em>&nbsp;\u2014 \u00ab Que celui qui se sent capable se marie, on va voir \u00bb \u2014 qui aurait contribu\u00e9 \u00e0 sceller plusieurs unions. Diffus\u00e9e dans les c\u00e9r\u00e9monies de mariage, particuli\u00e8rement lorsque la mari\u00e9e porte le pr\u00e9nom Marie ou Mariam, la chanson est devenue un v\u00e9ritable levier d\u2019expression sentimentale.<\/p><p>\u00c0 travers ces usages, se r\u00e9v\u00e8le la force de son art : des paroles nourries de proverbes, capables de toucher, de motiver et de galvaniser, dans une tradition qui rappelle le r\u00f4le des griots, dont la parole valorise, encourage et agit sur le r\u00e9el.<\/p><p><strong>Une carri\u00e8re port\u00e9e par le soutien et la pers\u00e9v\u00e9rance<\/strong><\/p><p>Contrairement \u00e0 de nombreuses filles de son \u00e9poque et \u00e0 sa m\u00e8re, le mariage n\u2019a pas frein\u00e9 le parcours de Marie GAYERI. Au contraire, il en a \u00e9t\u00e9 un appui d\u00e9terminant. Dans un environnement souvent contraignant pour les femmes artistes, elle a poursuivi son chemin avec constance et d\u00e9termination, port\u00e9e \u00e0 la fois par la vision de son grand-p\u00e8re et le soutien de son \u00e9poux. \u00ab&nbsp;Quand j\u2019ai atteint l\u2019\u00e2ge de me marier, mon grand-p\u00e8re m\u2019avait d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9par\u00e9e et avait souhait\u00e9 que celui \u00e0 qui je me marierais ne m\u2019interdise pas de chanter. Dieu voulant, mon mari a \u00e9t\u00e9 un grand soutien dans ma carri\u00e8re, il \u00e9tait un homme d\u00e9j\u00e0 bien connu et sa notori\u00e9t\u00e9 m\u2019a \u00e9t\u00e9 b\u00e9n\u00e9fique. Partout o\u00f9 je partais, gr\u00e2ce \u00e0 lui, tout \u00e9tait facilit\u00e9 pour moi. Et jusqu\u2019\u00e0 aujourd\u2019hui, je continue d\u2019en b\u00e9n\u00e9ficier \u00bb, confie-t-elle.<\/p><p>Dans cette trajectoire, le mariage n\u2019a donc pas \u00e9t\u00e9 une rupture, mais une continuit\u00e9 un espace de consolidation qui a permis \u00e0 l\u2019artiste de s\u2019affirmer davantage.<\/p><p><em><strong>De Daba au monde : une voix qui franchit les fronti\u00e8res et \u00e9veille les consciences<\/strong><\/em><\/p><figure class=\"wp-block-image size-large\"><img decoding=\"async\" width=\"787\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/maatene.com\/wp-content\/uploads\/2026\/05\/702326891_1288951340010394_6564352319656833869_n-787x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-21884\" srcset=\"https:\/\/maatene.com\/wp-content\/uploads\/2026\/05\/702326891_1288951340010394_6564352319656833869_n-787x1024.jpg 787w, https:\/\/maatene.com\/wp-content\/uploads\/2026\/05\/702326891_1288951340010394_6564352319656833869_n-231x300.jpg 231w, https:\/\/maatene.com\/wp-content\/uploads\/2026\/05\/702326891_1288951340010394_6564352319656833869_n-768x999.jpg 768w, https:\/\/maatene.com\/wp-content\/uploads\/2026\/05\/702326891_1288951340010394_6564352319656833869_n-300x390.jpg 300w, https:\/\/maatene.com\/wp-content\/uploads\/2026\/05\/702326891_1288951340010394_6564352319656833869_n-600x781.jpg 600w, https:\/\/maatene.com\/wp-content\/uploads\/2026\/05\/702326891_1288951340010394_6564352319656833869_n.jpg 1080w\" sizes=\"(max-width: 787px) 100vw, 787px\" \/><\/figure><p>De Daba aux grandes sc\u00e8nes africaines, le parcours de Marie GAYERI s\u2019\u00e9tend aujourd\u2019hui au-del\u00e0 des fronti\u00e8res. Mali, Niger, C\u00f4te d\u2019Ivoire, Tunisie\u2026 partout, elle est accueillie avec chaleur. M\u00eame sans comprendre sa langue, les publics adh\u00e8rent. Parce que l\u2019\u00e9motion, elle, ne se traduit pas. Avec son nouvel album&nbsp;<em>Y\u00e9dimpo<\/em>&nbsp;(\u00ab Dieu l\u2019a permis \u00bb), Marie GAYERI affirme une maturit\u00e9 artistique et sociale. Elle y aborde des th\u00e8mes essentiels :la dignit\u00e9 humaine, la valeur du travail, la vie de foyer, la place de l\u2019argent, la coh\u00e9sion sociale, et l\u2019identit\u00e9 culturelle. \u00c0 travers ses chansons, elle ne divertit pas seulement : elle \u00e9duque, elle interpelle, elle construit.<\/p><p><strong>R\u00e9habiliter la musique traditionnelle<\/strong><\/p><p>Aujourd\u2019hui, son combat est clair : sortir la musique traditionnelle des cadres o\u00f9 elle a \u00e9t\u00e9 enferm\u00e9e. Non, elle n\u2019est pas r\u00e9serv\u00e9e aux fun\u00e9railles. Oui, elle a sa place sur les grandes sc\u00e8nes.<\/p><p>Dans un monde en mutation, o\u00f9 les rep\u00e8res culturels s\u2019effacent parfois, Marie GAYERI incarne une continuit\u00e9. Elle rappelle que la tradition n\u2019est pas un h\u00e9ritage fig\u00e9, mais une force vivante. Une force qui enseigne. Qui relie. Qui construit.<strong>&nbsp;<\/strong>Et tant que des voix comme la sienne continueront de chanter, cette m\u00e9moire ne dispara\u00eetra pas.<strong><\/strong><\/p><p>Pawindkisgou Yvette TAPSOBA<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>De Daba aux grandes sc\u00e8nes, itin\u00e9raire d\u2019une artiste enracin\u00e9e dans la m\u00e9moire et tourn\u00e9e vers la transmission Elle n\u2019a pas connu les bancs de l\u2019\u00e9cole, mais elle ma\u00eetrise l\u2019une des formes de savoir les plus anciennes, la parole chant\u00e9e. 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